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One brightest shines when wealth and art combine,
To make the finish'd piece completely fine;
When, least adorn'd, another steals our hearts,
And rich in native beauty wants no arts.
In some are such resistless graces found
That in all dresses they are sure to wound;
Their perfect forms all foreign aid despise,
And gems but borrow lustre from their eyes.
Let the fair nymph, in whose plump cheeks are seen
A constant blush, be clad in chearful green;
In such a dress the sporting sea-nymphs go;
So in their

grassy bed fresh roses blow;*

* l'une brille davantage quand la richesse et l'art se com

binent pour faire un bel ensemble complètement achevé : tandis que ,

moins ornée, une autre dérobe nos cours, et riche en beauté naturelle n'a pas besoin d'art. Il en est en qui l'on voit des grâces tellement irrésistibles, que dans toutes les

parures

elles sont sûres de blesser; leurs formes parfaites dédaignent tout secours étranger, et le diamant ne fait qu'emprunter son éclat de leurs

yeux. Que la belle nymphe , dont les joues pleines sont constamment rouges , s'habille d'un vert gai; ainsi sont vêtues les folâtres Néréides, Telles, dans leurs lits de verdure s'épanouissent les

fraiches roses;

The lass whose skin is like the hazel brown, With brighter yellow should o'ercome her own. While maids grown pale with sickness or despair The sable, mournful dye should chuse to wear; So the pale moon still shines with purest light , Cloath'd in the dusky mantle of the night.

*

JENYNS, art of dancing, canto 1.

L'origine de la contredanse, le conseil que donne l'auteur sur le choix d'une danseuse , sur les jolis riens qu'on peut lui dire après la danse, tous ces morceaux sont charmans. Je ne citerai plus qu’un avis, mais bien utile, bien important, que Jenyns donne aux jeunes personnes qui vont au bal':

* la beauté dont le teint est d'un brun de noisette , avec un jaune plus vif fera disparaître le sien ; tandis que les belles , pâles de maladie ou de déses

poir, doivent porter de préférence le noir, emblême de la

tristesse : ainsi la pâle lune brille d'une lumière plus pure, drappée dans le sombre manteau de la nuit.

Let each fair nymph, who fears to be disgrac'd,
Ever be sùre to tye her garter fast,
Lest the loos'd string, amidst the public ball,
A wish’d-for prize to some proud fop should fall;
Who the rich treasure shall triumphant shew,
And with warm blushes cause her cheeks to glow.*

JENYNS, canto I.

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Les anglais ont

dans le

genre badin, beaucoup d'autres poëmes didactiques. Gay, que j'ai déjà nommé, en a fait un en trois chants , intitulé Trivia (1), ou l'Art de marcher à pieds, l'hiver, dans les rues. Je trouve que la plaisanterie y a le ton un peu sérieux et n'est pas toujours de bon goût.

Avec une versification assez agréable, l’Art de la conversation de Stillingfleet,

* Que chaque jolie nymphe, qui craint une disgrâce, ait toujours soin de bien attacher sa jarretière; de peur que le léger lien, au milieu du bal, ne devienne le trophée de quelque fat présomptueux , qui montrant en triomphe le riche trésor, ferait venir sur ses joues une vive rougeur.

(1) Trivia était à Rome la déesse des carrefours.

1

me paraît aussi avoir le premier de ces défauts.

The Dispensary, (la Pharmacie), poëme que

le docteur Garth composa sur une contestation entre les médecins et les apothicaires, eut d'abord tout le succès qu'aura toujours dans les premiers momens un ouvrage de circonstance, et plus encore un ouvrage de parti, lorsqu'il a quelque mérite intrinsèque : aujourd'hui on ne lit plus guères que le sixième chant, mais on le lit avec plaisir.

La Gymnasiade, ou la Lutte à coups de poings, de Paul Whitehead, qu'il ne faut

pas

confondre avec William Whitehead , est un poëme en trois chants assez courts. Ce sujet est peu attrayant pour un lecteur français ; cependant le style a du nerf, de la chaleur, de la rapidité ; le dernier chant est une imitation heureuse du combat de Darès et d’Entelle , dans l'Æneide.

POËMES BURLESQUES

ET CRITIQUES.

In her best light the comic muse appears
When she, with borrow'd pride, the buskin wears.

SMITH, in memory of J. Philips.

Je ne suis nullement de l'avis de Smith ; j'ai même bien de la peine à trouver que le burlesque soit comique; il me refroidit au lieu de me faire rire. Il faut du moins qu'un ouvrage de ce genre soit à la fois très-court et traité avec une grande supériorité.

Que dire, alors, d'un poëme de dix mille cinq cents vers ,

écrit dans le langage des halles', et rempli de ces

* La muse comique paraît dans son plus beau jour quand, avec un orgueil emprunté, elle chausse le co

thurne.

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